18° sous l’horizon

partition électromagnétique pour tubes cathodiques

La villette

Duo vidéo
Joris Guibert & Michel Machine


Génération & modulation de flux audiovisuels
[ pas d’image source – pas de traitement informatique ]

ELECTROLUMINESCENCE

CONTROLE DE FLUX ERRATIQUES

SCULPTURE DE MATIERES ELECTRONIQUES

Optique : génération et relation en direct de phénomènes (neige cathodique, larsens vidéo optiques & électriques, ondes hertziennes, électricité, champs électromagnétiques)
Acoustique : expression du dispositif vidéo (signaux électriques, hertziens et champs électromagnétiques)

PERFORMANCE AUDIOVISUELLE DE PHÉNOMÈNES :

/// électriques
/// électroniques
/// électromagnétiques
/// électroluminescents

META-DISPOSITIF VIDEO :

/// rémanence
/// rétroaction
/// transmission

 

ondes Betaondes AlphaEn 1969 le psychiatre Herbert Krugman découvrit (pour la General Electric Company) que la télévision module le rythme cérébral : avec un électroencéphalogramme il montra que devant l’écran, le cerveau cesse d’émettre les ondes Beta de l’activité et émet les ondes Alpha du stade d’endormissement. La machine à image électronique est utilisée ici pour ce qu’elle produit comme effet : une expérience de sidération.
L’image électronique est constituée par une réaction chimique électroluminescente, fondée sur la transmission de flux en temps direct. Même l’absence de réception produit encore la visibilité la plus complexe (la neige), entre apparition et  représentation.

 

Tube cathodique

 

PRESSE

« Joris Guibert, après avoir lu mes imprécations anti-numériques dans je ne sais plus quel numéro de Turbulences, m’avait contacté pour m’inviter à voir fin septembre sa performance au Carrefour du Numérique, une manifestation se tenant à la Cité des Sciences. Pour m’appâter il précisa qu’il travaillait essentiellement sur bases analogiques. À preuve, les démos sur son site. Wouah, comme c’est bizarre. Mais live, c’est encore plus stupéfiant. Sa performance, 18 degrés sous l’horizon, m’a vraiment épaté. Un grand écran, plusieurs petits en dessous, une petite caméra posée sur un trépied près du sol pour reprendre l’image d’un des moniteurs, et c’est parti pour une bonne demie heure de scratchs, de zébrures, de fuites de lignes et de lignes de fuites s’enchevêtrant à l’infini, dans un magma de feed back en direct, alternant avec des nappes, des arabesques, des éclats d’étoiles fuguant sur des rythmes générés par des consoles consonantes, qui retraitent le bruit de la neige électronique. Ils sont deux VJ aux manettes, Joris Guibert et Benjamin Pierrat, se relayant, s’entrainant mutuellement, se relançant cool en fluidités ex-citées entre sons stridents et images galopantes.

« Au niveau de la vidéo, explique Joris, nos 2 régies sont totalement interconnectées comme une pieuvre électrique : par câblage et par onde hertzienne. Benjamin a un émetteur et parasite donc ma neige : je peux parfois jouer ses images et lui les miennes. » Par moment, ça semble s’éteindre, il ne reste plus qu’un point sur les écrans, qu’un frêle craquement dans les enceintes, et puis ça repart, ça dure, ça s’éternise, le point germine des boules, des cercles, de la poussière d’étoiles, des trous noirs, oh oui encore, des cercles, des trous, des vagues, de l’écume d’électrons, c’est planant comme dans les Soixante, quand Paik et Peine (Otto, mon cher Otto, qui est mort cet été, le 17 juillet, heureusement je l’avais vu encore l’an dernier à Paris) et ses potes du Groupe Zéro, Aldo Tambellini et Cie, avec leurs Blackout, Black is, Black Strip, claquaient les sunlights à la gueule des tubes cathodiques…

18 degrés, c’est beau comme le big bang, comme une résurrection ! Une poudre de vie (gancienne) à répandre partout, surtout dans les festivals numériques, pour que le Digital se souvienne de quel limon il fut tiré. »

Jean-Paul Fargier
Chronique « La folie du docteur Tab’ », décembre 2014
Turbulences vidéo #86 (revue en ligne éditée par Vidéoformes)
https://turbulencesvideo.wordpress.com/2014/12/17/la-folie-du-docteur-tab/

 

 

« Joris Guibert et Michel Machine conduisent les larsens télévisuels en longues mélopées hypnotiques. »

Sarah Taurinya
article « Balade au fil du désert numérique »
Digitalarti (2014)

 INTERVIEW :

 

PDFPDF
(présentation
/ propos) →

 

 

 

Share Button