Cycle « Arts visuels actuels »

1. ÉTHÉRÉITÉ, JOUER L’IMAGE (la performance)
2. ART VISUEL & SOCIÉTÉ DU VISIBLE
3. NOUVELLES PRATIQUES DE L’IMAGE
4. SIGNAL & SIMULTANÉITÉ (l’image vidéo)

  • Cycle sur les problématiques de l’image (usages, technologies, écritures) en regard des pratiques actuelles dans les arts visuels
  • Chaque conférence peut être indépendante / adaptée au projet
  • Les conférences sont constituées par une matière vivante (analyses d’images, illustrations, démonstrations techniques) et actualisée (recherches, documents)

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ÉTHÉRÉITÉ, JOUER L'IMAGE
- la performance audiovisuelle - 

Un nouvel art visuel s’est aujourd’hui établi : créer l’image en temps réel. Sous sa forme institutionnelle (la performance) ou populaire (le VJing), cette pratique implique des enjeux inédits ; ils obligent à repenser l’expérience de l’image.

Instruments à image

 

 

 

 

Qu’est-ce qui se passe dans le fait de générer et manipuler des formes dans l’immédiateté? Ce cinéma éphémère et irréversible révolutionne l’objet filmique, l’acte de création, et l’architecture du regard.

Composer l’image selon des modalités similaires à la musique, c’est  introduire le principe de jeu dans sa constitution. Comment la création intègre le corps et le geste avec l’instrument ? Quel rapport à l’image produit le dispositif (l’appareillage et  la disposition dans l’espace) ? Quelle relation à l’œuvre se construit au travers des processus de synergie (temps, espace, corps) ? Quelle écriture (figure ou récit) développe le synchronisme ? Quelle nature nouvelle acquiert l’image en s’ouvrant à l’imprévisible, à la métamorphose et l’émergence ?

Autant de questions pour mieux appréhender ce nouveau champ de la cinématographie.

PDF Ethéréité, jouer l'image

 

 Voir le résumé de la conférence →

 

Extrait Ethéréité, jouer l'image

 Extrait du texte
(publié par Revue & corrigée, 2012) 

 

 

ART VISUEL & SOCIÉTÉ DU VISIBLE

Conférence qui explore l’évolution des usages de l’image,  et interroge ce qui la fonde : le geste créatif, et l’acte du regard. Dans un monde voué au visible ce questionnement semble nécessaire à tout art visuel, pour l’inscrire dans une réflexion contextuelle, critique et dialectique.

videodrome

  • Qu’implique la pratique d’un art de l’image à une époque qui en est saturée ?

Dans son évolution l’usage de l’image a fondé l’homme. Première écriture, miroir symbolique constituant le sujet, elle façonne notre monde (des peintures rupestres aux nouvelles technologies, de la non-imitation à la mimesis du réel… jusqu’à la révolution en cours de l’image numérique). Autrefois rare et précieuse elle est désormais profusion. Utiliser cet outil impose de le questionner : s’il a participé à la construction de l’individu peut-il participer à sa « déconstruction » ?

  • Quel rapport au réel construisent les nouvelles pratiques de l’image ?

Dans une société « panoptique » où tout est visible (télévision en direct, échographie, micro/macrovision, vidéosurveillance…) que Regis Debray nomme ère « Vidéosphère », ce qui n’est pas visible n’a pas d’existence. Autrefois représentation l’image est simulation  (« live ») ; qu’est-ce qui se joue dans les pratiques actuelles de l’image (performance, VJing, recyclage, effet…) comme rapport au réel ? La notion d’ « Hyper-réalité » des penseurs post-modernes éclaire en quoi le trucage ou le remploi des images est signe de fétichisation d’un réel perdu, détruit par sa sur-simulation.

« La réalité serait une « notion dépassée » (Peter Halley), car constituée des échanges médiatiques et médiatisés de signes issus de champs a priori hétérogènes, dont les artistes (…) articuleraient les données de façon plus ou moins critique, complice ou simplement esthétique, tout en ayant les « qualités requises » d’ »agilité et de sens de l’orientation dans un univers pléthorique » (Stephen Ellis). »
Tristan Trémeau, art. « Spectres du Postmodernisme»

Ainsi, si l’image est devenue le principal vecteur (matériau & référent) de fabrication d’images, il faut s’interroger sur les notions de visible et de visuel.

 

LIRE UN EXTRAIT DEPDF MANIFESTE pour un Visuel qui Ouvre l’Oeil
« Manifeste pour un visuel qui ouvre l’œil »
(Joris Guibert, Revue & corrigée mars 2012)

 

 

NOUVELLES PRATIQUES DE L'IMAGE
 - origines, enjeux, croisements -

Découvrir les filiations des nouvelles pratiques de l’image, afin d’interroger les enjeux inédits qu’elles font désormais émerger.

Depuis plusieurs siècles, des arts convergent vers l’utilisation du mouvement, de la lumière et de la forme : ils sont entre cinéma et arts plastiques; mais leur histoire est souvent ignorée de ces deux disciplines. Leur diffusion protéiforme les rend parfois invisibles, alors que ces arts visuels ont investi un champ immense de l’art : cinéma (expérimental, « pur », « absolu », structurel, élargi…), spectacles de lumière du 18ème siècle, performances avant-gardistes du 20ème, projections psychédéliques, art cinétique, et désormais art vidéo, art numérique, VJing…

Cette conférence n’est pas une historiographie de ces arts visuels : elle retrace leurs histoires pour éclaircir ce qui les relie, explorer ce que leurs croisements impliquent. Cette mise en perspective révèle les enjeux esthétiques des nouvelles pratiques de l’image, qui relient les problématiques de la peinture, de la musique et du cinéma.

 

 

 

SIGNAL & SIMULTANÉITÉ
 - enjeux de l'image vidéo -

 Performance-conférence qui hybride théorie & démonstration vidéo

        • Qu’apporte le medium vidéo aux arts de l’image ?
        • Existe-t-il une essence de l’image électronique ?
        • Si oui, quelle mutation opère son passage au numérique ?

Le temps réel invente une écriture inédite. La manipulation lie l’image au geste, comme le tableau au pinceau : trace/geste, œil/main dans une même forme et temporalité. Cette capacité de composition et de « montage en direct » ouvre un langage au-delà du déroulement filmique linéaire, aux modalités proches de l’écriture sonore.

Le traitement du signal vidéo permet de travailler l’image non pas comme donnée virtuelle mais comme une matière : amplification, altération, modulation, « feedback »…
Le  « feedback » (ou larsen) est une boucle, une rétroaction du signal : c’est une non-image, qui a pourtant un potentiel de formes infini permettant de peindre l’écran en direct. Utilisé par l’art vidéo en installation, il est désormais un usage courant inscrit dans les pratiques actuelles comme figure performative, développant sa propre écriture.

Le travail sur la matière vidéo (optique & électrique) interroge la substance de cette technologie, et soulève des questionnements philosophiques : sur l’espace et le temps, les rapports entre représentation et simulation, les notions d’autoréférence, d’émergence… et d’image même.

LIRE UN EXTRAIT DE
« Vidéo pure / machine, medium, mutation »PDF Vidéo pure
(Joris Guibert, Revue & corrigée juin 2012) →

 

 

Références : cliquer ici

Tarifs et conditions : contacter ici

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